# redaction.md — Cadre de rédaction et mémoire des corrections

Ce fichier sert de référence pour les textes que nous rédigeons ensemble. Avant un nouveau texte, consulte le cadre, le profil et les retours pertinents. La bibliothèque des 200 points se consulte selon les défauts recherchés. Pour une retouche ponctuelle, une lecture déjà présente dans le contexte actif reste valable si le fichier n'a pas changé. Il ne te donne pas l'autorisation de publier, d'envoyer un message ou de modifier un autre document.

## Matière et position

Pars de la dernière version désignée par l'auteur, sans réintroduire de propositions supprimées. Respecte le périmètre de son intervention et sa consigne actuelle lorsqu'elle précise une préférence générale. Les informations et spécifications vérifiées de l'entreprise proviennent de `entreprise.md` lorsqu'il est pertinent ; ne les déduis pas du profil de voix.

Avant de rédiger, identifie le lecteur, sa question et la réponse que je souhaite défendre. Appuie-toi sur mes notes et sur les sources disponibles. Si une information indispensable manque, demande-la ; si tu peux avancer, indique ton hypothèse séparément du texte final.

Ne remplace pas une position précise par un consensus vague. Signale les objections solides et les limites d'une affirmation. Ne transforme pas une intuition en fait établi.

N'invente jamais d'expérience personnelle, de client, de résultat, de citation, de chiffre ou de source. Les exemples inventés doivent être reconnaissables comme tels. Une anecdote n'est utilisable comme expérience vécue que si je l'ai fournie.

## Voix

Prends pour références les textes que j'ai explicitement désignés comme représentatifs de ma voix. Une sortie d'IA, un texte simplement publié ou une citation d'un tiers ne devient pas automatiquement un modèle de mon style.

Observe la construction du raisonnement et le niveau de familiarité. Ne copie pas mécaniquement les jurons, questions ou expressions les plus visibles. N'invente pas mes opinions ni mes préférences à partir d'un exemple isolé.

Le support compte : les préférences pour un article de blog ne s'appliquent pas automatiquement à un message commercial ou à un autre format.

## Écriture

- Commence par le sujet concret. Supprime les introductions interchangeables sur un monde qui change.
- Exprime directement l'idée. Évite les oppositions de façade comme « ce n'est pas X, c'est Y » lorsque les deux termes sont compatibles.
- Ne complète jamais une énumération pour obtenir trois éléments. Garde chaque élément qui apporte une information distincte.
- Par défaut, n'utilise pas de tirets cadratins dans le texte rédigé. Préserve ceux d'une citation exacte. Cette préférence ne constitue pas un critère de détection de l'IA.
- Garde une métaphore si elle éclaire une relation précise ou sert la voix demandée. Supprime les images grandiloquentes interchangeables.
- Remplace les adjectifs génériques par une description vérifiable lorsque la matière le permet. Sinon, retire la promesse.
- Relie les paragraphes par le raisonnement. Une reformulation du paragraphe précédent ne constitue pas une nouvelle étape.
- Développe une idée aussi longtemps que nécessaire. N'impose ni longueur uniforme aux paragraphes ni alternance mécanique entre phrases courtes et longues.
- Ne compense pas un texte lisse par des fautes, une vulgarité gratuite ou des souvenirs inventés.
- Conclus quand la démonstration est terminée. N'ajoute pas un résumé du résumé, une morale ou une question d'engagement automatique.

## Vérification

Vérifie les faits et les références avant de polir le style. Assure-toi qu'une source soutient précisément la proposition qui lui est attribuée. Garde visibles les incertitudes utiles.

À la relecture, cherche ce que chaque paragraphe apporte. Supprime les répétitions sans retirer les conditions, objections ou explications nécessaires. Une transition peut aider la lecture sans contenir un fait nouveau.

La grille des 200 points est une aide au diagnostic éditorial. N'applique pas ses points comme 200 interdictions et ne calcule aucun score d'origine humaine ou artificielle.

## Corrections à conserver

À chaque correction que je te donne, consigne ce qui a changé dans le journal ci-dessous. Indique sa portée : fait corrigé pour ce texte, modification locale, ou préférence de rédaction réutilisable. Si j'explique ma correction, garde sa raison. Si elle est ambiguë, ne lui invente pas de justification.

Une correction locale ou factuelle ne devient pas automatiquement une consigne générale. Extrais une règle durable lorsque sa portée est claire et respecte le support concerné. Si cette règle contredit une ancienne préférence, remplace ou précise l'ancienne plutôt que de conserver deux ordres incompatibles.

Pour une préférence réutilisable, consigne :

- le support concerné et la date ;
- la formulation refusée et la version retenue ;
- la raison de la correction et les situations où elle s'applique.

Si tu disposes d'un accès autorisé en écriture à ce fichier, mets à jour la section ci-dessous sans dupliquer les règles existantes. Sinon, fournis le passage exact à y ajouter et dis explicitement que le fichier n'a pas été modifié. Ne prétends jamais avoir enregistré une préférence sans l'avoir fait.

Après une mise à jour, relis les passages modifiés pour vérifier l'enregistrement et la cohérence des consignes. Indique brièvement ce qui a changé et dans quel fichier. Avant le texte suivant, consulte le cadre et les retours pertinents de la version actuelle, en réutilisant une lecture encore présente et inchangée. La conservation d'une consigne dans un fichier ne garantit pas son application : vérifie le résultat.

### Profil de l'auteur à compléter avant le premier article

- Lecteur et support : à préciser pour la demande en cours.
- Position à défendre et limites : à tirer des notes de l'auteur, sans inventer son opinion.
- Textes approuvés comme références : à fournir par l'auteur.
- Ce qui plaît dans chaque référence : raisonnement, niveau de langue, familiarité, exemples ou rythme.
- Ce qui doit changer selon le support : à préciser lorsque c'est utile.

Ne bloque pas une rédaction si ces champs peuvent être renseignés par les informations déjà données. S'ils restent inconnus, utilise une formulation sobre et signale séparément l'hypothèse importante.

### Journal des corrections

Le journal est vide au démarrage. Pour chaque correction, ajoute une entrée sous cette forme :

Date et support :
Passage avant :
Passage retenu :
Motif donné par l'auteur :
Portée : fait local / correction locale / préférence réutilisable.
Règle à conserver, seulement si justifiée :

### Exemple de retour bien enregistré

Cet exemple illustre le format ; il ne constitue pas une préférence personnelle de l'utilisateur.

Support : article qui présente un service.
Avant : « Cette approche réduit considérablement les délais de paiement. »
Après : « Nous ne disposons pas encore de mesure de l'évolution des encaissements. »
Motif : le brief ne fournit aucun résultat mesuré.
Portée : préférence réutilisable de fiabilité, déjà couverte par les règles ci-dessus.
Règle : ne pas transformer une fonction annoncée en résultat démontré.

## Bibliothèque complète des 200 points

Utilise cette bibliothèque pour rechercher un défaut identifié. Ne lui obéis pas comme à une liste de 200 interdictions. Les points sur les préférences de ponctuation ne priment pas sur une citation exacte. Aucun de ces points ne prouve l'origine d'un texte.

**A. Les oppositions artificielles et les effets de révélation**

1. **« Ce n’est pas X, c’est Y. »** Une opposition spectaculaire entre deux choses pourtant compatibles : « Ce n’est pas un outil, c’est un partenaire. »
2. **« Il ne s’agit pas de X, mais de Y. »** Le sujet initial est remplacé par une formule plus noble, sans traiter la question.
3. **« Pas seulement X, mais aussi Y. »** Un ajout ordinaire présenté comme une découverte décisive.
4. **« Bien plus qu’un X. »** « Bien plus qu’une application, une nouvelle façon de travailler », sans expliquer la différence.
5. **« La vraie question n’est pas… »** L’auteur décide que la question posée ne mérite pas de réponse.
6. **« Le véritable enjeu se situe ailleurs. »** Déplacement permanent vers une abstraction supposée plus profonde.
7. **« Ce qui compte, au fond… »** Une préférence personnelle prend la forme d’une vérité définitive.
8. **« Derrière X se cache Y. »** Un effet de dévoilement sans découverte vérifiable : « Derrière la technologie se cache une aventure humaine. »
9. **« De X à Y » employé comme démonstration.** « De l’outil à l’allié » : deux étiquettes remplacent l’explication du changement.
10. **L’antithèse systématique.** Chaque idée est construite sur un couple : vitesse/profondeur, efficacité/humanité, innovation/tradition, machine/vivant.

**B. Les rythmes trop prévisibles**

11. **Les énumérations ternaires répétées.** « Comprendre, transformer, agir » ; « simple, puissant, intuitif ».
12. **Le troisième élément de remplissage.** Deux idées pertinentes auxquelles on ajoute une notion vague pour compléter la cadence.
13. **Les anaphores automatiques.** « C’est… C’est… C’est… » dans plusieurs paragraphes successifs.
14. **Les phrases courtes théâtrales.** « Tout change. Maintenant. Pour toujours. » Une intensité fabriquée par le découpage.
15. **Les fragments isolés qui simulent la profondeur.** « Une évidence. Une nécessité. Une révolution. »
16. **L’alternance trop régulière.** Une phrase longue d’explication, puis une phrase très courte censée frapper, répétées à l’identique.
17. **Les paragraphes de longueur uniforme.** Trois phrases par paragraphe, même lorsque les idées demandent des développements différents.
18. **Les ouvertures syntaxiques répétées.** Chaque paragraphe commence par « En… », « Pour… », « Dans… ».
19. **Les chutes sentencieuses à chaque paragraphe.** Chaque développement finit comme une citation destinée à être partagée.
20. **La cadence indépendante du contenu.** Une réserve mineure reçoit exactement le même traitement dramatique qu’une découverte importante.

**C. Les formules de remplissage**

21. **« Dans un monde en constante évolution… »** Une entrée en matière interchangeable.
22. **« À l’heure où… »** Une contextualisation générale qui retarde le sujet.
23. **« Plus que jamais… »** Une comparaison historique dont aucune période de référence n’est précisée.
24. **« Il est important de noter que… »** Une annonce d’importance qui pourrait être remplacée par l’information elle-même.
25. **« Il convient de souligner que… »** Même mécanisme, sous une forme plus administrative.
26. **« Force est de constater que… »** Une opinion présentée comme une observation incontournable.
27. **« Il ne fait aucun doute que… »** Une assurance qui tient lieu de justification.
28. **« Dans ce contexte… »** Un raccord répété, parfois sans relation claire avec le contexte précédent.
29. **« Cela soulève des questions importantes. »** Aucune question précise n’est ensuite formulée.
30. **« Les implications sont considérables. »** Leur importance est annoncée avant que leurs conséquences soient décrites.

**D. Le vocabulaire abstrait et survalorisant**

*Ces mots ont des usages légitimes. On surveille leur densité, leur répétition et leur faible précision.*

31. **Les noms passe-partout.** « Enjeux », « défis », « dynamiques », « perspectives », « problématiques », sans contenu défini.
32. **Le vocabulaire de la transformation.** « Réinventer », « redéfinir », « repenser », « révolutionner » pour des changements modestes.
33. **Les adjectifs d’importance.** « Crucial », « essentiel », « fondamental », « incontournable », distribués sans hiérarchie.
34. **Les adjectifs valorisants non mesurables.** « Innovant », « puissant », « remarquable », « exceptionnel », sans critère.
35. **Le lexique d’entreprise importé partout.** « Écosystème », « synergie », « levier », « alignement », même pour parler d’un poème.
36. **Les promesses de totalité.** « Holistique », « global », « complet », « à 360 degrés », sans périmètre explicite.
37. **Les termes de qualité sans objet.** « Robustesse », « pertinence », « excellence », sans préciser ce qui est robuste ou excellent.
38. **Les verbes d’accompagnement vagues.** « Favoriser », « soutenir », « accompagner », « contribuer à », sans mécanisme.
39. **Les associations figées.** « Transformation profonde », « rôle central », « potentiel immense », « richesse insoupçonnée ».
40. **Les synonymes décoratifs.** Le texte change de mot pour éviter une répétition, au prix d’un glissement de sens.

**E. Les métaphores grandiloquentes**

41. **La navigation universelle.** « Naviguer dans un monde complexe », « garder le cap », « trouver sa boussole ».
42. **Le paysage omniprésent.** « Le paysage numérique », « le paysage entrepreneurial », « un paysage en mutation ».
43. **La symphonie de tout.** « Une symphonie de compétences », « orchestrer les talents », sans relation musicale utile.
44. **Le tissage abstrait.** « Tisser des liens », « une toile complexe », « une riche tapisserie d’expériences ».
45. **Le voyage systématique.** Toute activité devient un « voyage », une « aventure » ou une « odyssée ».
46. **La lumière révélatrice.** « Éclairer de nouveaux horizons », « devenir un phare », « illuminer les possibles ».
47. **Les frontières et horizons perpétuels.** « Repousser les limites », « ouvrir de nouveaux horizons », sans limite identifiée.
48. **Les révolutions météorologiques.** « Une vague de changement », « un tsunami d’innovations », « une tempête de possibilités ».
49. **Le mélange d’images incompatibles.** Un texte « pose les fondations d’une boussole qui ouvre des horizons ».
50. **La métaphore immédiatement expliquée.** L’image est suivie d’une paraphrase qui annule son intérêt et double la longueur.

**F. La syntaxe qui donne une impression de texte fabriqué**

51. **L’accumulation de nominalisations.** « La mise en œuvre de l’amélioration de la gestion… » au lieu de nommer une action.
52. **Les noms abstraits comme sujets permanents.** « Cette dynamique favorise une transformation… » : personne ne semble agir.
53. **L’effacement des responsables.** « Des décisions ont été prises », alors que savoir par qui est essentiel.
54. **Les participes ajoutant un bénéfice automatique.** « … renforçant ainsi la confiance et favorisant l’engagement », sans preuve de cet effet.
55. **Les chaînes de compléments.** « L’optimisation des processus de gestion de la relation avec les parties prenantes ».
56. **Les sujets excessivement longs.** Le lecteur doit traverser plusieurs abstractions avant d’atteindre le verbe.
57. **Les constructions parallèles en série.** « En permettant…, en favorisant…, en renforçant… », même quand les effets se recouvrent.
58. **Les incises à répétition.** Chaque phrase contient une précision, une réserve ou un commentaire qui coupe son mouvement.
59. **Les reprises floues.** « Cela », « cette approche », « cette dynamique » renvoient à plusieurs idées possibles.
60. **La variété syntaxique de façade.** Les mots changent, mais toutes les phrases restent construites sur le même patron logique.

**G. La ponctuation et la typographie**

*Ce sont des indices particulièrement faibles : logiciels, chartes éditoriales et traductions produisent les mêmes phénomènes.*

61. **L’accumulation de tirets cadratins.** Plusieurs incises par paragraphe, chacune destinée à produire un effet de voix.
62. **Le tiret utilisé pour toutes les relations.** Explication, opposition, exemple et conclusion reçoivent la même ponctuation.
63. **Les deux-points systématiques.** Chaque idée est annoncée puis reformulée : « Le problème est simple : … »
64. **Les parenthèses pédagogiques permanentes.** Le texte précise chaque terme, y compris ceux que son public connaît.
65. **Les guillemets autour de notions ordinaires.** « Humain », « authentique », « intelligent », sans fonction claire de citation ou de distance.
66. **Le mélange des conventions de guillemets.** Alternance non motivée entre « … », “…” et "…".
67. **Les majuscules de titres calquées sur l’anglais.** « Comment Transformer Votre Stratégie De Contenu ».
68. **Les conventions numériques incohérentes.** Alternance de `1,000`, `1 000`, points et virgules décimales.
69. **Les points de suspension de suspense.** « Et pourtant… », « Mais attendez… », utilisés pour maintenir artificiellement l’attention.
70. **Les exclamations sans variation d’intensité.** Une information pratique reçoit le même enthousiasme qu’une annonce majeure.

**H. La mise en forme trop automatique**

71. **Un sous-titre pour deux phrases.** Le découpage visuel prend plus de place que le développement.
72. **Des listes là où une relation doit être expliquée.** Les éléments sont juxtaposés alors qu’il faudrait montrer comment ils s’enchaînent.
73. **Des listes de taille artificiellement fixe.** Toujours cinq conseils ou sept étapes, indépendamment du contenu disponible.
74. **Une structure identique pour chaque point.** Titre en gras, définition, avantage, exemple : toutes les idées entrent dans le même moule.
75. **Le gras sur presque chaque phrase.** La mise en relief cesse de distinguer l’essentiel.
76. **Les tableaux sans valeur comparative.** Des paragraphes sont simplement placés dans des cases.
77. **Les emojis distribués mécaniquement.** Une fusée pour l’ambition, une ampoule pour l’idée, une cible pour l’objectif.
78. **La hiérarchie de titres disproportionnée.** Trois niveaux de sous-sections pour un billet de quelques centaines de mots.
79. **Les encadrés répétitifs.** « À retenir », « Point clé », « En pratique » reprennent la même information.
80. **Le format inadapté au genre.** Une lettre personnelle ressemble à une fiche de cours ; un récit devient un guide à puces.

**I. Les introductions préfabriquées**

81. **L’ouverture par une évidence historique.** « Depuis toujours, l’humanité cherche à communiquer. »
82. **Le sujet concret retardé.** Plusieurs paragraphes sur l’époque avant de dire ce qui s’est passé.
83. **« Imaginez un monde où… »** Un scénario générique utilisé à la place d’un fait ou d’un cas précis.
84. **« Vous êtes-vous déjà demandé… ? »** Une question dont la réponse n’a aucune importance pour la suite.
85. **La dramatisation préalable.** « Une révolution silencieuse est en marche », avant toute description.
86. **La promesse disproportionnée.** « Ce que vous allez découvrir va changer votre regard pour toujours. »
87. **Le suspense de publication sociale.** « Tout le monde se trompe sur ce sujet. Voici pourquoi. »
88. **La fausse confidence.** « Je vais vous dire quelque chose que peu de gens osent avouer », suivie d’un lieu commun.
89. **L’annonce scolaire du plan.** « Nous verrons d’abord…, puis…, enfin… », même lorsque le texte est très court.
90. **La définition de dictionnaire inutile.** Le texte explique longuement un terme que le lecteur ciblé maîtrise déjà.

**J. La progression qui tourne en rond**

91. **La reformulation présentée comme une avancée.** Le deuxième paragraphe répète le premier avec d’autres mots.
92. **La transition sans changement réel.** « Allons plus loin » introduit exactement la même idée.
93. **La multiplication des résumés.** Introduction, résumé intermédiaire, synthèse de section, conclusion générale.
94. **Les sections d’importance artificiellement égale.** Une objection marginale reçoit autant de place que l’argument principal.
95. **Le même parcours dans chaque section.** Affirmation, exemple, réserve, formule optimiste.
96. **L’annonce d’un approfondissement jamais fourni.** « Examinons les mécanismes » débouche sur une nouvelle liste de bénéfices.
97. **La dérive du sujet.** Un article sur la rédaction devient progressivement une réflexion générale sur « notre rapport au monde ».
98. **Les raccords artificiels.** « De même » ou « dans cette logique » relient des idées sans rapport démontré.
99. **Les contradictions éloignées.** Une affirmation est oubliée quelques sections plus tard.
100. **L’absence de hiérarchie.** Tous les facteurs sont « essentiels » ; le lecteur ne sait pas lequel explique réellement le phénomène.

**K. Les raisonnements qui imitent une démonstration**

101. **Le raisonnement circulaire.** « Cette méthode est efficace parce qu’elle améliore l’efficacité. »
102. **La causalité simplement affirmée.** « X augmente, donc Y en bénéficie », sans mécanisme ni comparaison.
103. **La succession prise pour une cause.** Un événement suit un autre et devient automatiquement sa conséquence.
104. **La corrélation transformée en causalité.** Deux phénomènes évoluent ensemble ; le texte prétend que l’un produit l’autre.
105. **Le faux dilemme.** Le lecteur doit choisir entre deux options alors que plusieurs autres existent.
106. **L’équilibre artificiel.** Autant d’arguments « pour » que « contre », quelle que soit leur solidité.
107. **L’objection faible choisie pour être facilement réfutée.** Le meilleur argument adverse n’est jamais affronté.
108. **La concession décorative.** « Certes, les risques existent », puis le texte les abandonne immédiatement.
109. **La synthèse sans arbitrage.** « Il faut concilier innovation et responsabilité », sans dire comment gérer leur conflit.
110. **Le classement qui remplace l’analyse.** « Enjeux économiques, sociaux et éthiques » : nommer les catégories tient lieu d’explication.

**L. Le rapport artificiel à la certitude**

111. **L’assurance uniforme.** Un fait établi, une intuition et une donnée incertaine sont exprimés avec le même aplomb.
112. **La prudence uniforme.** Tout « pourrait potentiellement contribuer à », même lorsqu’une réponse claire est possible.
113. **Les précautions cumulées.** « Il semble possible d’envisager que cela puisse… »
114. **Les réserves génériques.** « Cela dépend du contexte », sans préciser quelle variable change le résultat.
115. **La complexité invoquée pour éviter de répondre.** « Le sujet est complexe et multifactoriel » devient une conclusion.
116. **La possibilité devenue certitude en cours de texte.** Une hypothèse introduite au conditionnel est ensuite traitée comme acquise.
117. **La généralisation sans périmètre.** Un résultat sur quelques professionnels devient une affirmation sur « l’humain ».
118. **L’inévitabilité non étayée.** « Cette évolution est inéluctable », sans examiner ce qui pourrait l’empêcher.
119. **Le consensus inventé.** « Tout le monde s’accorde à reconnaître… » alors que le désaccord fait précisément partie du sujet.
120. **La précision impossible à justifier.** Un pourcentage ou une échéance très exacts apparaissent sans méthode permettant de les établir.

**M. La voix trop lisse ou artificiellement « humaine »**

121. **Le narrateur sans position identifiable.** Il conseille beaucoup, mais on ignore depuis quelle expérience ou responsabilité il parle.
122. **L’enthousiasme permanent.** Toute idée est « passionnante », toute question « excellente ».
123. **La flatterie avant l’analyse.** « Votre intuition est remarquable » précède l’examen de sa pertinence.
124. **L’empathie préfabriquée.** « Je comprends parfaitement ce que vous ressentez », sans connaissance suffisante de la situation.
125. **Le consensus affectif imposé.** « Nous avons tous vécu cela », même lorsque l’expérience est très particulière.
126. **L’opinion personnelle sans contenu personnel.** « Je suis profondément convaincu » introduit une banalité partagée.
127. **L’oralité ajoutée à intervalles réguliers.** « Bon », « franchement », « soyons honnêtes », placés comme des accessoires.
128. **La vulgarité décorative.** Un juron apparaît pour signaler une voix libre, sans nécessité expressive.
129. **Les maladresses artificielles.** Fautes ou hésitations ajoutées ostensiblement pour rendre le texte « authentique ».
130. **Les changements de personnage.** Le texte passe du spécialiste au copain, puis au professeur ou au porte-parole d’entreprise.

**N. Les exemples sans expérience réelle**

131. **Le cas d’entreprise interchangeable.** Une « PME dynamique » adopte une solution et obtient tous les bénéfices annoncés.
132. **L’exemple qui réussit trop parfaitement.** Aucun obstacle, coût, délai ou effet secondaire ne gêne la méthode.
133. **Les personnages réduits à une fonction.** « Sophie, entrepreneuse », « Marc, responsable marketing », sans élément pertinent supplémentaire.
134. **Les anecdotes prétendument personnelles sans base fournie.** « Lors d’une récente conversation avec un client… »
135. **Les détails décoratifs.** Une tasse de café ou une pluie matinale sont ajoutées pour donner du vécu, sans effet sur le propos.
136. **Les chiffres ronds opportunistes.** « En trois mois, les résultats ont doublé », sans source ni protocole.
137. **Les exemples qui ne peuvent pas contredire la thèse.** Ils ont été construits uniquement pour confirmer la recommandation.
138. **La confusion entre scénario et observation.** Un cas inventé est raconté comme une expérience effectivement menée.
139. **L’absence de contraintes locales.** Aucun budget, outil existant, interlocuteur ou problème de terrain n’apparaît.
140. **La généralisation immédiate d’un seul cas.** « Cet exemple prouve que toutes les entreprises devraient… »

**O. Les sources et les citations problématiques**

*Ici, on détecte d’abord un défaut de fiabilité. Les humains peuvent produire les mêmes erreurs.*

141. **« Selon des études… » sans référence.**
142. **« Les experts estiment… » sans expert nommé ni domaine précisé.**
143. **La référence bibliographique plausible mais introuvable.** Auteur réel, revue réelle, article inexistant.
144. **La fusion de plusieurs sources.** Le titre vient d’une étude, la date d’une autre, les résultats d’une troisième.
145. **Le lien réel qui ne soutient pas l’affirmation.** Une page sur l’adoption d’un outil sert à prouver son efficacité.
146. **La citation trop parfaitement ajustée.** Un auteur historique semble avoir formulé exactement l’argument contemporain du texte.
147. **La paraphrase présentée entre guillemets.** Une reformulation devient une citation littérale.
148. **La source secondaire présentée comme primaire.** Une interprétation journalistique devient « les chercheurs démontrent ».
149. **La contradiction entre texte et bibliographie.** Les dates, noms ou résultats varient entre deux passages.
150. **Les références déposées en fin de texte sans attribution précise.** Impossible de savoir quelle source soutient quelle affirmation.

**P. Les calques et maladresses du français**

*Ils peuvent également venir d’un traducteur, d’un environnement professionnel anglophone ou d’un auteur multilingue.*

151. **« Adresser un problème ».** Calque employé là où « traiter », « résoudre » ou « examiner » serait plus précis.
152. **« Délivrer de la valeur ».** Une formulation importée qui laisse souvent le bénéfice indéfini.
153. **« Faire une différence ».** Expression répétée sans dire quel résultat change effectivement.
154. **« Débloquer le potentiel ».** Formule calquée qui remplace la description d’une capacité concrète.
155. **« Embrasser le changement ».** Métaphore traduite et fréquemment employée sans nécessité.
156. **« Naviguer la complexité ».** Une construction peu naturelle remplace « comprendre », « gérer » ou « arbitrer ».
157. **Les faux amis.** « Évidence » pour preuve, « éventuellement » pour finalement, selon le mot anglais sous-jacent.
158. **Les collocations inhabituelles.** Des mots français corrects sont associés d’une façon peu idiomatique.
159. **Le changement de variété de français.** Français de France, du Québec et traductions littérales alternent sans raison éditoriale.
160. **L’importation du contexte américain.** Institutions, exemples scolaires, formats de date ou situations juridiques étrangers au public visé.

**Q. Les automatismes de fiction**

161. **L’émotion répétée sous plusieurs formes.** « Ses mains tremblaient. Elle avait peur. Une terreur profonde la saisit. »
162. **Le geste standard pour chaque sentiment.** Poings serrés, souffle coupé, sourire en coin, mâchoire crispée.
163. **Les sensations distribuées comme une liste.** Une odeur, une couleur, un bruit et une texture apparaissent sans lien avec l’action.
164. **Le décor sans fonction.** Pluie, néons et feuilles mortes ne changent ni la perception ni les décisions des personnages.
165. **La psychologie immédiatement expliquée.** Chaque geste est rapporté à un traumatisme ou à une peur explicitement nommés.
166. **Le sous-texte intégralement explicité.** Le narrateur explique ce que le lecteur pouvait comprendre.
167. **La transformation trop propre du personnage.** Une rencontre entraîne une prise de conscience complète et définitive.
168. **Les différences sociales réduites à des clichés.** Le riche parle comme un riche de fiction ; l’adolescent comme une fiche sur les adolescents.
169. **La fin de scène prophétique.** « Elle ignorait encore que cette décision allait tout changer. »
170. **La morale ajoutée au récit.** « Il comprit alors que le véritable courage… », après une scène qui exprimait déjà cette idée.

**R. Les dialogues et interactions artificiels**

171. **Les personnages parlent tous avec la même syntaxe.** Leur âge ou leur histoire change peu leur manière de construire une phrase.
172. **Les répliques sont excessivement complètes.** Chaque personnage donne immédiatement le contexte, l’argument et la conclusion.
173. **Les questions obtiennent des réponses trop ajustées.** Aucun malentendu, détour ou intérêt divergent.
174. **Chaque interlocuteur représente une colonne du débat.** L’un expose les avantages ; l’autre récite les risques.
175. **Les informations sont dites pour le lecteur.** « Comme tu le sais, nous travaillons ensemble depuis quinze ans. »
176. **Les personnages commentent leur propre évolution.** « Cette conversation m’a permis de comprendre mes véritables motivations. »
177. **Les reformulations conversationnelles répétées.** « Donc, si je comprends bien… », même lorsque tout est déjà clair.
178. **Les conflits se résolvent par une déclaration d’empathie.** Quelques phrases suffisent à dénouer un désaccord ancien.
179. **L’humour est expliqué après la plaisanterie.** Le dialogue retire lui-même l’ambiguïté qui pouvait faire rire.
180. **Les répliques n’ont pas d’objectif propre.** Elles servent l’exposition du sujet, sans que les personnages cherchent réellement quelque chose.

**S. Les conclusions automatiques**

181. **La reprise exacte de l’introduction.** Les mêmes idées reviennent dans le même ordre.
182. **Le dernier résumé après plusieurs autres.** « En conclusion », puis « en somme », puis « finalement ».
183. **« Une chose est certaine… »** Une certitude apparaît précisément là où l’analyse avait montré des incertitudes.
184. **« L’avenir appartient à ceux qui… »** Une formule de motivation remplace une conséquence démontrée.
185. **« Le chemin ne fait que commencer. »** Une fin ouverte interchangeable.
186. **« À nous de… »** Une responsabilité collective est invoquée sans acteur ni action définis.
187. **L’optimisme obligatoire.** Les tensions décrites se dissolvent dans une dernière phrase sur les « possibilités immenses ».
188. **La question finale générique.** « Et vous, êtes-vous prêt à relever le défi ? »
189. **L’invitation à commenter sans enjeu.** « Qu’en pensez-vous ? » même lorsque le texte n’a posé aucune question discutable.
190. **La dernière phrase prétendument mémorable.** Elle sonne comme un aphorisme, mais sa signification reste difficile à expliquer.

**T. Les traces de consigne, de dialogue ou d’assemblage**

*Elles renseignent davantage sur un processus de fabrication, mais peuvent aussi être citées volontairement ou provenir d’un gabarit humain.*

191. **Le préambule d’assistant conservé.** « Bien sûr ! Voici une version professionnelle de votre article. »
192. **Le commentaire sur le ton demandé.** « Ce texte adopte une approche provocatrice tout en restant accessible. »
193. **Les références à une conversation absente.** « Comme vous l’avez indiqué précédemment… »
194. **Les comptes rendus de correction laissés dans l’article.** « J’ai supprimé les répétitions et renforcé la conclusion. »
195. **Les variables non remplacées.** `[Nom de l’entreprise]`, `[ajouter un exemple]`, `{{source}}`.
196. **Les instructions éditoriales restées visibles.** « Insérer ici une anecdote personnelle authentique. »
197. **Les variantes assemblées par erreur.** Deux introductions successives ou plusieurs conclusions concurrentes.
198. **Les marqueurs techniques non nettoyés.** Balises de citation, identifiants internes ou annotations destinées à un outil.
199. **L’autoréférence incongrue à un assistant.** « En tant que modèle de langage… » au milieu d’un article signé par une personne.
200. **La proposition de service finale copiée.** « Souhaitez-vous que je transforme ce texte en publication LinkedIn ? »
